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Un conducteur automobile pourrait se contenter de voyager comme un simple passager. Ce qui semble être une lubie aujourd’hui, est en passe de devenir la réalité dans quelques années. En effet, l’une des innovations technologiques attendues pour 2050 est l’autoroute automatique.

Autoroute à véhicules fantômes

Attachez votre ceinture mais téléphonez ou regardez un film, vous n’êtes plus tenus d’être en alerte comme vous n’êtes plus conducteur. Le véhicule gère lui-même sa vitesse, s’insère dans la circulation, calcule les distances, évite les obstacles et suit l'itinéraire après programmation. L’expérience de cette autoroute empruntée des véhicules sans conducteur a déjà été testée en Californie par des voitures et en Allemagne par des camions mais abandonnée, pour l’instant, car trop coûteuse. De nouveaux modes de guidage comme suivre des lignes blanches plutôt que des balises implantées dans la route, devraient permettre de réduire les frais d'équipement. Les avantages avancés pour cette révolution automobile seraient notamment une meilleure gestion du trafic et une sécurité routière optimisée.

Rouler sans pilote

Ces autoroutes automatiques en développement emboîtent le pas aux voitures sans conducteur auxquelles ne s’essaient que quelques constructeurs pour l’instant. Volvo par exemple a tenté l’expérience en 2012, dans le cadre du projet SARTRE (Safe Road Trains for the Environment), dont l'objectif est de développer des systèmes de convois automatisés d'automobiles. Trois véhicules avaient parcouru 200km sur une autoroute catalane, fermée pour l’occasion. La même année, les “Google cars” - des Toyota Prius modifiées, équipée de caméras vidéos, de radars et d'un capteur laser lui permettant de percevoir le trafic environnant - sont passées au système sans conducteur dans le Nevada. Allant encore un peu plus loin, Google vient de présenter son propre modèle de voiture sans conducteur. Electrique bien sûr, la voiture n'a pas d'embrayage, pas de pédale d'accélérateur, pas de frein ; un prototype assez rudimentaire qui doit servir pour expérimenter et progresser.

La prudence est de mise

Ces technologies mises à l’épreuve n’assurent pas une fiabilité à 100 %. Le système peut être défaillant ou tout simplement en panne. Comment faire en cas d’obstacle inattendu s’il n’y a pas de pilote ? Comment gérer une météo déchaînée si le conducteur s’est assoupi ?
Le métier d’assureur doit-il évoluer au rythme des changements technologiques ou bien faire preuve de circonspection ? L’expérience prouve que si les nouvelles technologies bouleversent nos codes, elles peuvent parfois s’avérer dangereuses, à l’exemple du smartphone.