Publié le

L’éducation, qu’elle soit dans le cadre familial ou scolaire, joue un rôle primordial dans le développement des qualités entrepreneuriales et intrapersonnelles.

Pour Guy Mamou-Mani, Coprésident du Groupe Open et membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, l’école reste encore à l’origine de déséquilibre "Tout au long du parcours scolaire, on voit des stéréotypes du type "papa va au travail et maman fait les courses". Il n’y a aucune raison valable aujourd’hui à ce que les femmes soient moins créatrices d’entreprises ou moins présentes dans le secteur de l’informatique par exemple, si ce n’est une mauvaise orientation scolaire et un problème de représentation d’un secteur ou d’un métier".

L’environnement familial, plus ou moins entrepreneurial, a donc une réelle importance. Alors que Catherine Maunoury, à plusieurs reprises championne de France et du monde de voltige aérienne, et Présidente de l’Aéro-Club de France, était encore une enfant, ses parents lui ont toujours dit : "Trouve quelque chose qui te plaît et fais-le ! J’avais 3 frères et je n’ai jamais eu l’impression que je n’avais pas les mêmes possibilités".

Le droit à l’erreur

Aux Etats-Unis, la culture entrepreneuriale se traduit par la capacité à voir en toute chose, succès comme échec, une expérience profitable qui permet de grandir. Lina Bougrini, docteur en médecine et économiste en santé fondatrice de Click&Care, la découvre lors d’un voyage aux Etats-Unis : "C’est là-bas, que j’ai pris la décision de monter mon entreprise. Les gens que j’ai rencontrés m’ont contaminée par leur esprit positif".

Marjolaine Grondin a fondé Jam alors qu’elle était encore étudiante :

Je me suis toujours dit que si j’échouais, ce n’était pas grave. Ce projet était une source d’enrichissement même s’il se soldait par un échec.

Entreprendre ne débouche pas nécessairement sur le lancement d’une entreprise. Il s’agit d’une démarche créatrice qui ne se limite pas aux résultats. Le voyage compte parfois davantage que la destination.

Pour Marjolaine Grondin, cette posture se réalise d’autant plus lorsque l’entrepreneur fonctionne en "mode projet" et que chaque étape du processus est alors considérée individuellement. Chaque jour constitue alors un enrichissement.

Nourrir des représentations inspirantes

Le champ des possibles, que chacun peut apercevoir devant soi, est en partie modulé par celles et ceux qui nous inspirent et cela très tôt dans son parcours.

"Regardez les forums des étudiants et la surreprésentation ou l’absence de jeunes femmes dans certaines filières. Lorsqu’on est en classe de 1ère, on veut faire comme untel ou untel. C’est ici qu’il faut jouer des 'role models' " d'après Guy Mamou-Mani.

L’esprit d’entreprendre est transmis par ces personnalités qui en sont habitées et qui partagent leurs envies et leurs engagements au quotidien. Les parcours des femmes et hommes qui nous entourent peuvent conditionner nos projections. Plus les femmes seront nombreuses à se lancer dans des démarches d’entrepreneuriat, plus cela suscitera des vocations. À l’image de Lina Bougrini, créatrice de Click&Care ou de Marjolaine Grondin, fondatrice de Jam.

À condition que ces entrepreneures soient suffisamment connues et promues par les médias et les conférences. C’est la raison d’être du mouvement #JamaisSansElles, co-fondé par Guy Mamou-Mani. "#JamaisSansElles est né pour assurer une représentativité des femmes à chacune des conférences auxquelles participe un signataire. C’est un engagement fort que nous menons pour la parité, qui demande parfois des sacrifices" raconte en souriant Guy Mamou-Mani, qui a refusé de débattre avec un prix Nobel d’économie en l’absence de femmes.

Le numérique, parce qu’il crée de nouveaux métiers et facilite aussi l’accès aux savoirs, représente également une opportunité pour parvenir à rééquilibrer la mixité dans notre société. Le "Plan sectoriel mixité numérique" a ainsi été signé le 31 janvier 2017, entre les pouvoirs publics (le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes et le Secrétariat d’Etat chargé du numérique auprès du Ministère de l’Economie et des Finances) et des représentant(e)s du numérique (Wi-Filles, Syntec Numérique...) avec pour objectif la mise en place d’actions concrètes pour que les femmes soient de plus en plus nombreuses à s’orienter vers les métiers du numérique et notamment les métiers techniques.

Connaissez-vous AXA Talk & Engage ?

Cet article est issu de AXA Talk & Engage, un événement qui réunit des experts venus d’horizons différents (société civile, réseaux féminins… mais aussi des entrepreneur(e)s), afin d’échanger, débattre et témoigner de leur expérience entrepreneuriale.

AXA France soutient tous les niveaux de création d’entreprises : du micro-entrepreneur à la PME et l’ETI, en passant par les autoentrepreneurs, les TPE et l’économie sociale et solidaire.

En 2017, la Fondation Entreprendre lance "Des Elles pour entreprendre", un programme sur 3 ans dont AXA France est partenaire fondateur. L’objectif est de soutenir et agir en faveur de l’entrepreneuriat féminin, témoignant ainsi de l’engagement d’AXA France en faveur de l’égalité femmes-hommes.

En savoir plus :

  • Guy Mamou-Mani (@Guy_mm), Coprésident du Groupe Open, membre du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes ;
  • Catherine Maunoury (@maunouryc), dix fois championne française de voltige aérienne et double championne du monde et actuelle Présidente de l’Aéro-Club de France ;
  • Lina Bougrini, docteur en médecine et économiste en santé fondatrice de Click&Care ;
  • Marjolaine Grondin (@MarjolaineGD), CEO, Jam.

Téléchargez AXA Talk & Engage - Comment Accélérer l'entrepreneuriat au féminin ? (PDF - 5Mo)