À chacun sa définition du bien-être au travail. Celle-ci varie d’ailleurs éminemment d’un continent à l’autre. Fer de lance de l’engagement des salariés pour les uns, enjeu de compétitivité pour les autres, le bien-être au travail est communément admis comme une des clés du bonheur. Alors, à quoi tient-il vraiment ?
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Emotion, attention et cadre de travail : les 3 dimensions du bien-être au travail

Partout dans le monde, une majorité de salariés (7 sur 10 selon une enquête Edenred-Ipsos) se déclarent satisfaits de leur situation au travail. Lorsqu’on les interroge sur leur conception du bien-être au travail, ces salariés identifient prioritairement trois axes : l’émotion, l’attention et le cadre de travail.

L’émotion fait référence au ressenti individuel : avoir plaisir à venir travailler le matin, avoir un travail intéressant, travailler dans un environnement de travail stimulant, avoir confiance dans son avenir professionnel au sein de l’entreprise… À l’inverse, l’attention mobilise des leviers plus rationnels : quelle est ma place dans l’organisation de l’entreprise ? Suis-je mis(e) en situation de développer mes compétences et d’accéder à des formations ?

Enfin, il convient de prendre en compte le cadre de travail : disposer d’un équipement et d’outils de travail adaptés, avoir une idée précise de ce qui est attendu dans le cadre de ses missions, se sentir bien dans son environnement de proximité et parvenir à concilier vie professionnelle et vie privée…

Qui sont les salariés les plus heureux au travail ?

Il existe des différences notables de ressenti face au bien-être au travail à travers le monde. L’Inde, le Mexique, le Brésil et le Chili sont les pays où le bien-être au travail est le plus élevé. Ces pays ont tous en commun un fort attachement à la dimension "émotion".

Alors que les salariés indiens affichent le plus haut niveau de satisfaction au travail (88%), les salariés français arrivent en milieu de classement (67%) et , à la dernière place, nous retrouvons les salariés japonais qui sont 44% à se déclarer satisfaits de leur bien-être au travail.

Tout pays confondu, la transmission et le renouvellement des compétences arrivent en tête des mesures RH ayant un impact sur le bien-être des salariés, suivi de la gestion des fins de carrière et de la flexibilité dans l’organisation du temps de travail .

La santé : un enjeu émergent pour se sentir bien dans l’entreprise

Enfin, la santé s’impose comme un des sujets d’avenir lorsqu’il est question de bien-être au travail. Si les chiffres de la pénibilité au travail montrent une nette amélioration (moins de charges lourdes pour 6% des salariés interrogés, moins de gestes répétitifs pour 8% des salariés interrogés, moins longtemps debout pour 6% des salariés interrogés), on voit émerger une nouvelle problématique : la fatigue psychique. 67% des salariés disent devoir travailler très vite ou très intensément. 43% des salariés se sentent stressés.

Cette nouvelle forme de pénibilité peut prendre des formes variées : stress, burn-out, ennui au travail, perte de sens, mauvaise qualité du sommeil… Pour la combattre, l’entreprise est perçue comme un acteur légitime. 75% des salariés considèrent l’entreprise comme légitime pour les accompagner dans l’amélioration de leur état de santé.

Sources : Edenred-Ipsos, COE, Azimo-Censuswide, Salon SME, Malakoff-Médéric

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