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La sédentarité se développe en même temps que nos modes de vie se transforment. Pour rester en bonne santé, il faut donc bouger plus… mais surtout plus régulièrement en variant le plus possible les activités physiques.

D’après une étude de l’association Attitude Prévention, les Français passent en moyenne 7h24 assis par jour et se situent dans la moyenne européenne (7h26). Or, les risques de santé associés à la sédentarité ne doivent pas être sous-estimés : obésité, maladies cardiovasculaires, diabète, dépression, anxiété et cancers.

La sédentarité : de plus en plus présente au quotidien

La sédentarité est souvent confondue avec la non activité physique. Or, on peut être très sportif et sédentaire.

La sédentarité correspond à la part de temps éveillé que nous passons assis ou couchés. Nous pratiquons moins d’exercice physique pendant nos temps de loisirs. Nous passons davantage de temps assis ou allongés au cours des activités professionnelles et domestiques. Nous utilisons des moyens de transport de plus en plus passifs, préférant par exemple le bus et le métro à la marche à pied ou au vélo. Enfin, l’urbanisation croissante réduit les distances que nous avons à parcourir.

Résultat, la sédentarité est devenue "un problème de santé publique mondial" selon les termes de l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

Un fossé qui se creuse entre les jeunes et le reste de la population

Un problème de santé qui concerne en tout premier lieu les jeunes, et ce pour plusieurs raisons.

Premier facteur de sédentarité, l’utilisation croissante du numérique (développement du e-learning, digitalisation du travail…). De l’étudiant qui révise ses cours allongé sur son lit au jeune entrepreneur qui crée son activité depuis le canapé de son espace de coworking, ce ne sont pas que des clichés !

Le second facteur est une conséquence du premier. Il s’agit de l’omniprésence des écrans dès le plus jeune âge. Selon une étude de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), le temps moyen passé quotidiennement devant un écran pour les loisirs a augmenté d’environ 20 minutes chez les enfants de 3 à 17 ans entre 2006-2007 et 2014-2015.

L’alimentation des jeunes vient amplifier les effets néfastes de la sédentarité. En matière alimentaire, la rapidité est la priorité numéro un pour les jeunes de 15-30 ans. Les repas livrés à domicile et dégustés assis ou allongé sont préférés à l’achat en magasin et/ou à la préparation maison. Vite avalés, ces repas pèchent aussi par leur composition. La surconsommation de produits industriels, gras et sucrés est une autre caractéristique de l’alimentation des jeunes.

Pratiquer une activité physique, oui mais laquelle ?

Selon l’Anses , 3 activités physiques sont à privilégier pour prévenir les risques de santé liés à la sédentarité :

  • Activité physique cardio-respiratoire : Vélo, marche, travaux ménagers
    30 minutes d’activité physique intense par jour au moins 5 fois par semaine
  • Renforcement musculaire : Gymnastique, rameur, port de charges lourdes, haltères
    Séances de renforcement des bras et des jambes 1 à 2 fois par semaine
  • Assouplissement et mobilité articulaire : Golf, yoga, étirements
    Exercices de mobilité articulaire 2 à 3 fois par semaine

Bouger plus pour vivre plus longtemps

Jusqu’où peuvent aller les problèmes de santé engendrés par la sédentarité ? Si chaque cas est unique, une étude australienne a établi qu’être sédentaire 8 à 11 heures par jour augmentait de 15% le risque de mortalité, et ce indépendamment du niveau d’activité physique.

Pour vivre plus longtemps, il faut donc bouger plus et surtout régulièrement. Un vœu qui peut rester pieu quand on passe une grande partie de ses journées au travail. Ce qui fait dire à Attitude Prévention que l’entreprise pourrait être un vecteur d’incitation comme c’est déjà le cas dans les pays nordiques (Finlande, Pays-Bas). Parmi les actions à développer : bureaux debout, coaching, défis entre collègues.

À vos marques !