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Demain, nous regarderons les feuilles du square pour connaître le niveau de pollution de l’air. Vert, je sors pour mon footing, rouge, le sport attendra. Comment est-ce possible ? Tour d’horizon de végétaux protecteurs de l’environnement, pour des lendemains qui plantent.

Dans la (vraie) jungle des villes

Tours à photosynthèse végétalisées du sol au ciel, ancien chemin de fer transformé en corridor écologique avec des plantes dépolluantes : voilà la vision étonnante d’un Paris futuriste et écolo, imaginé par Vincent Callebaut, un architecte avant-gardiste. La logique ? Couvrir les bâtiments de plantes pour leur donner une réelle capacité d’absorption de la pollution. Un projet pas si utopique, puisque les murs végétaux sont aujourd’hui montés un peu partout (comme sur le parking de la gare Perrache à Lyon) pour lutter contre la pollution de l’air et la pollution sonore. A Paris, un plan de végétalisation prévoit de créer 100 hectares supplémentaires de toiture et façades végétales d’ici 2020.

Ces algues qui nous veulent du bien

Peut-on réduire l’impact environnemental de l’éclairage public grâce… à des algues ? La startup Glowee a développé un système de bioéclairage. Grâce à la bioluminescence (la capacité de certains organismes, comme les calamars, les algues ou les méduses, à produire de la lumière), les lampadaires de demain seront peut-être des bocaux d’algues… La première démonstration publique est prévue dans le cadre de la COP21, fin 2015, avec un prototype capable d’éclairer pendant toute une nuit.

Et les plantes en plastiques ?

Des plantes artificielles sont également développées pour protéger l’environnement. Ganymède a ainsi été imaginée par quatre étudiants et primée lors du dernier Futur en Seine. Grâce à des capteurs capables de mesurer le taux de pollution atmosphérique, ses feuilles de plastique affichent une couleur allant du rouge au vert, selon la qualité de l’air ambiant.

Du côté de l’Université de Columbia, le professeur Klaus Lackner veut créer des "feuilles artificielles" captant le CO2 bien plus rapidement que ne le peuvent les plantes, grâce à un filtre de carbonate de sodium.

Dans la lutte contre la pollution des villes, les géraniums des balcons vont peut-être se sentir un peu moins seuls !

Glowee, le système de bioéclairage vivant