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Depuis plusieurs années, l’Intelligence Artificielle se développe à grand pas. Santé, banque, armée, les champs d’application de cette intelligence se multiplient… au point de poser quelques questions. Serait-il possible d’en faire mauvais usage ? Les robots pourraient-ils prendre le pouvoir ? A ces craintes éventuelles, certains voient une solution : la démocratisation des données.

En janvier, Mark Zuckerberg, créateur de Facebook, expliquait que son objectif en 2016 était de construire une Intelligence Artificielle capable de piloter sa maison et de l’aider dans son travail. Ce défi s’inscrit dans le prolongement des applications de l’Intelligence Artificielle, déjà utilisée dans de nombreux domaines : la médecine, avec une aide au diagnostic ; la banque, avec des systèmes d’évaluation des risques ; le monde militaire, avec des outils d’aide à la décision, etc. La recherche pour accroître le potentiel de ce nouvel outil avance à grand pas. Ces dernières années, IBM a par exemple dépensé plus de 6 milliards de dollars pour développer les capacités de Watson, son programme informatique d’Intelligence Artificielle. Sa technologie sera mise au service de calculs aussi différents que ceux des transports (pour optimiser les services publics ou la consommation d’énergie), de la météo (pour mieux prévoir les intempéries), de la santé… "Dans le domaine de la radiologie par exemple, les capacités analytiques de Watson pourront permettre de repérer sur des IRM des anomalies imperceptibles à l’œil humain".

Nos brevets – s’il y en a – seront partagés avec le monde.

L’intelligence artificielle pour tous

Le potentiel de l’Intelligence Artificielle est tel que les géants de la Silicon Valley reconnaissent qu’elle pourrait représenter un danger si elle était laissée entre de mauvaises mains. Interrogé en octobre 2014, OpenAI**, un centre de recherche à but non lucratif chargé de développer l’Intelligence Artificielle au profit de l’humanité. "Notre but est de créer de la valeur pour tous (…). Les chercheurs seront fortement encouragés à publier leurs travaux, aussi bien compte-rendu, billets de blog ou code. Nos brevets – s’il y en a – seront partagés avec le monde".

La démarche, aussi singulière qu’elle paraisse, s’inscrit dans un contexte général puisque Facebook, Google et Microsoft ont également annoncé la mise à disposition de leurs données liées à l’Intelligence Artificielle. Coïncidence ? Pas si sûr : donner accès aux recherches permet aussi de déployer les normes et le langage propre à chaque géant d’internet dans le quotidien des codeurs... Une solution gagnant-gagnant, humaniste, mais aussi très rationnelle pour ces multinationales.

L’Intelligence Artificielle, c’est quoi ?

L’Intelligence artificielle est une discipline scientifique dont l’objectif est de rendre intelligents des machines et des logiciels pour leur permettre d’analyser une situation, de produire un raisonnement et d’agir de façon cohérente. En 2015 par exemple, le logiciel AlphaGo a battu Fan Hui, triple champion européen de jeu de go. Aujourd’hui, les champs d’application de l’Intelligence Artificielle se multiplient pour proposer des actions plus efficaces et rapides, quel que soit le domaine d’intervention : santé, banque, jeu, etc.