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Dimanche 27 septembre, le centre de Paris a connu pour la première fois une journée sans voiture, à la suite d’autres capitales, comme Bruxelles ou Sao Polo. Une bonne idée ?

La journée sans voiture du 27 septembre avait un but clair et affiché : sensibiliser les Parisiens à cette possibilité, tout en démontrant son impact sur la qualité de l’air. Si le deuxième objectif semble atteint (baisse de dioxyde d’azote entre 20 et 40% sur les zones sans voiture), cet évènement très remarqué n’a pas toujours fait l’unanimité, que ce soit auprès de certains professionnels, comme les conducteurs de taxis, ou encore auprès des écologistes, qui considéraient que les zones concernées étaient trop réduites. Reste que sur les Champs-Elysées, la bonne humeur était plutôt de mise.

La journée sans voiture, est-ce une belle initiative ?

C’est une excellente idée ! J’ai l’impression d’être à Sao Polo où les principales artères sont piétonnes tous les dimanches. Lorsque les voitures sont au garage, les gens sont davantage enclins à sortir. Ils sont heureux de voir que la rue leur appartient aussi !

Micro-trottoir : Paris sans voiture, vous avez aimé ?

Pour moi qui suis un touriste, c’est absolument génial ! Je peux me promener sur la plus belle avenue du monde avec mon fils, loin des gaz d’échappement à hauteur de poussette. C’est une expérience incroyable !

Aimeriez-vous voir davantage de zones piétonnes à Paris ?

Oui pour deux raisons. D’abord parce que cela permettrait de réduire la pollution et ensuite parce que cela multiplierait les lieux de promenades. Paris est une capitale très dense qui manque cruellement d’espaces verts. Qui dit zones piétonnes dit nouveaux endroits pour se balader en laissant les enfants faire du vélo sans avoir peur qu’une voiture déboule à chaque coin de rue.

Micro-trottoir : Paris sans voiture, vous avez aimé ?

Paris est une capitale déjà très embouteillée. Je n’ose pas imaginer les bouchons que cela occasionnerait si on multipliait les zones piétonnes. Je pense qu’il est plus intelligent d’interdire les voitures ponctuellement, comme aujourd'hui. Le reste du temps, les trottoirs sont assez grands pour que les piétons se déplacent librement.

Les alternatives à la voiture sont-elles suffisamment développées pour inciter les Parisiens à laisser la voiture au garage ?

Il manque encore trop de Vélib’ pour satisfaire les pics de demande et inciter ceux qui ont peur de ne pas trouver de bornes ou de vélos libres. Mais il ne faut pas trop se plaindre : les choses bougent, certes doucement, mais dans le bon sens.

Micro-trottoir : Paris sans voiture, vous avez aimé ?

Il y a encore des progrès à faire. Je viens souvent à Paris, tantôt pour le business, tantôt pour y passer des vacances. Le métro est surpeuplé, il n’y a pas assez de bus et les taxis sont pris dans les embouteillages…

Dans quelle partie de Paris aimeriez-vous que la voiture disparaisse complètement ?

Les quais de Seine qui sont "l’axe nature" de la ville. Paris s’est toujours développée à partir de la Seine, il faut poursuivre en pérennisant l’interdiction de la voiture autour du fleuve.

Micro-trottoir : Paris sans voiture, vous avez aimé ?

Opéra et les galeries du boulevard Haussmann. Plusieurs stations de métro desservent cette grande artère. Il est donc très facile de s’y rendre sans voiture. La suppression des voitures dans cette zone permettrait de désengorger les trottoirs qui sont surpeuplés.

Pensez-vous que les mentalités peuvent changer avec ce genre d’initiatives ?

Pourquoi pas ! Pour convaincre les récalcitrants, il faudra plus d’une journée. Il n’y a guère qu’en multipliant les événements de ce genre que les Parisiens pourront se rendre compte des avantages. Les entreprises ont aussi un rôle à jouer pour faire changer les mentalités. Elles devraient notamment inciter leurs salariés à faire du co-voiturage ou prendre en charge une partie des abonnements Vélib’.

Micro-trottoir : Paris sans voiture, vous avez aimé ?

Je crois qu’il faudra plus d’une journée pour faire bouger les mentalités. J’ai discuté hier de cette initiative avec des collègues ; beaucoup râlaient à l’idée de devoir laisser leur voiture au garage. Le problème des mesures ponctuelles c’est que ça ne prêche que les convaincus.

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