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Construire un microscope fiable, solide et coûtant moins de 1 euro : voilà le projet fou mais réussi par un professeur de l’université de médecine de Stanford. Explications.

Un constat alarmant

1,2 millions de victimes en 2012

Le paludisme et la malaria représentaient, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), plus de 1,2 millions de morts en 2012. Un drame que l’on pourrait éviter si les malades étaient pris en charge et diagnostiqués par une analyse microscopique sanguine. C’est à partir de ce constat que Manu Prakash, un professeur adjoint en bio-ingénierie à l’École de médecine de Stanford, a eu l’idée du Foldscope : un microscope fait de feuilles imprimées, coupées puis pliées selon les plans, dans lesquelles on glisse deux petites lentilles et une pile de montre. Le tout coûte moins de 1 euro à produire, et pourrait sauver des milliers de vies.

Une réponse "frugale"

Le foldscope ne contient pas de révolution technologique ou de matériaux innovants. En revanche, il est le fruit de beaucoup d’ingéniosité pour remplir le cahier des charges ambitieux du projet. En effet, pour que le foldscope soit utilisable dans les territoires reculés, il faut, outre son faible prix, qu’il soit résistant, assemblable facilement, fiable, intuitif et peu encombrant. Une quadrature du cercle obtenue en faisant se rencontrer les disciplines (médecine, physique, économie du développement) autour d’un projet de protection humaniste "frugale", dans le sens où il consiste à trouver une solution avec un minimum de moyens, de la manière la plus simple possible.

En somme, un microscope qui permet de voir plus près, mais également, en termes de santé mondiale, beaucoup plus loin.

Découvrir le site du foldscope