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La capitale finlandaise s’est fixée pour objectif de chasser les voitures de ses rues à l’horizon 2025. Une révolution qui passe par la transformation de son réseau de transport public en un système de mobilité à la demande : à Helsinki, le bus répond à votre appel.

De la fibre environnementale…

La Finlande s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 80% d'ici 2050. Soucieuse de montrer la voie, Helsinki, la capitale du pays, est en train de mettre en place un système de transports "verts" novateur et ingénieux. Son objectif ? Inciter les habitants à abandonner leurs véhicules individuels en leur proposant un éventail de solutions alternatives, pratiques, flexibles et bon marché. La municipalité entend ainsi surfer sur la fibre environnementale des Finlandais, mais aussi capitaliser sur le changement de comportements des jeunes générations que la voiture individuelle ne fait plus rêver.

… à la fibre optique

Concrètement, il suffira bientôt aux finlandais de pianoter sur leur smartphone en indiquant le lieu de départ et la destination finale. L’application proposera aussitôt une batterie de solutions : Vélib' ou Autolib' à la mode finlandaise, bus, métro, ferry (la capitale est en bord de mer) ou minibus à la demande. Les usagers auront le choix entre la solution la plus rapide, la plus écologique ou la plus sûre (ou sèche) en cas de mauvais temps. Et plus de problèmes de tickets : les usagers seront à terme débiter de leurs frais de transport directement sur leur facture de téléphone.

Un premier essai concluant

C’est avec KutsuPlus, lancé il y a trois ans, qu’Helsinki a posé la première pierre de sa nouvelle politique de transport : un service de minibus à la demande qui n’a ni itinéraires fixes, ni horaires de passage. Appelée à l’aide d’un Smartphone, la navette vient chercher l’usager à l’arrêt de bus sélectionné et le dépose à l’endroit indiqué tandis qu’un algorithme calcule l’itinéraire le plus rapide tout en prenant d’autres passagers ayant les mêmes besoins. Au final, le tarif est plus élevé que celui d’un bus traditionnel, mais inférieur à celui d’un taxi. Environ 2000 minibus de ce type devraient entrer en circulation d’ici 2025. Facile d’utilisation, souple et peu coûteux, le système est à la croisée des chemins de plusieurs tendances technologiques : Big Data, share economy et service à la demande… De quoi rendre obsolète le recours à la voiture et permettre aux habitants de la capitale de respirer un air de plus en plus pur.

Présentation du système KutsuPlus (vidéo en anglais)