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Covoiturage, vélos partagés ou cohabitation font déjà partie du langage commun. La construction partagée pousse le concept encore plus loin. Explications.

L’habitat partagé : tous ensemble et chacun chez soi !

Le principe ? Se mettre à plusieurs pour concevoir et financer son logement en y intégrant des valeurs telles que la solidarité, le respect de l'environnement, le partage ou encore la mixité sociale. Le mode opératoire ? Les acquéreurs achètent ensemble une parcelle, et, épaulés par des architectes, définissent les plans et se lancent dans l’aventure. Avec un oeil rivé sur les matériaux de construction, afin de réduire les dépenses énergétiques et de construire un habitat répondant aux normes écologiques les plus récentes. A la fin, chacun dispose de son "home sweet home", mais peut aussi se la couler douce dans des salles communes.

L’entraide au coeur du foyer

Pour l’habitant, les avantages sont multiples, à commencer par le partage de pièces que l’on ne pourrait pas s’offrir individuellement. De nombreux espaces peuvent être ainsi mutualisés : chambres d’amis, salles de jeux pour les enfants, ateliers, et même parfois crèches ! "Et quand nous partons en vacances, nous n’avons plus de soucis avec la garde du chat : les voisins se relayent !" témoigne Mathilde, qui vient d’acquérir un appartement de ce type. En somme, l’habitat partagé, c’est moins une question d’économie que de projet de vie "ensemble", inscrivant l’entraide au cœur de la démarche, et permettant la redécouverte du lien social.

Une réponse aux problématiques de demain

Alors que l’habitat est responsable de près de 40% des émissions à effet de serre, l’habitat collectif et partagé présente l’atout non négligeable de favoriser une réduction des dépenses énergétiques. Il est aussi facteur de lien social et de lutte contre l’isolement. Ainsi, en France, selon un sondage Sofres, 82% des personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite. L’habitat partagé se développe notamment pour le troisième âge, comme au Danemark. Ou avec l’exemple de la "maison des babayagas" à Montreuil.

La tendance est suffisamment forte pour qu’un véritable statut juridique soit accordé à l’habitat partagé en Allemagne, en Suisse et dans les pays scandinaves. Ces évolutions règlementaires témoignent de la vitalité de ce type de constructions, qui se multiplie d’ailleurs actuellement en France.

Par exemple à Lyon, le Village vertical a ainsi obtenu le soutien des élus parce qu’il permettait de conserver une véritable mixité sociale. De même à Strasbourg, l’association Eco quartier défend un habitat collectif, écologique et participatif, répondant aux besoins des habitants. Et vous, avez-vous envie de vous lancer dans l’aventure de l’habitat collectif ?

Découvrir le village vertical de Lyon