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Twitter, Facebook, Flickr, Youtube, Dailymotion… Aujourd’hui, la gendarmerie tisse sa toile sur le net. Objectif : réinstaurer de la confiance, prévenir les problèmes, mais aussi travailler de manière plus efficace et moins coûteuse.

En janvier dernier, dans les jours qui ont suivi les attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché casher de la Porte de Vincennes, la page Twitter de la Gendarmerie nationale s’est fait remarquer. Appels à témoins, soutien aux victimes, informations pratiques sur les fermetures des routes et des écoles, photos et vidéos exclusives, démentis des fausses informations... En une semaine, celle-ci a gagné 35% de followers et la vidéo de l’assaut de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële par le GIGN relayée sur le compte a été vue plus de 1,8 millions de fois sur Youtube. Bref, si la gendarmerie s’est lancée en 2012 dans l’aventure du web 2.0, elle semble avoir acquis depuis une véritable légitimité.

Aujourd’hui, son compte Twitter rassemble plus de 110 000 abonnés et sa page Facebook est suivie par près de 380 000 fans. Quant aux antennes départementales, elles se mettent elles aussi à l’heure des réseaux sociaux, puisque plus d’une sur deux possède sa propre page, pour un total avoisinant les 300 000 fans sur Facebook.

Ce n’est pas accessoire. Déjà 140 cambriolages ont été élucidés par ce biais.

Le web, outil de protection

Pour la maréchaussée, il ne s’agit pas seulement de communiquer sur ses succès, comme avec le live-tweet anniversaire de l’assaut de Marignane par le GIGN, 20 après. Les réseaux sociaux sont pour les gendarmes un véritable outil de travail. Chaque année, ce sont plusieurs dizaines d’appels à témoin qui sont relayées via Twitter et Facebook, souvent avec succès, comme le rappelle le lieutenant-colonel Nicolas Garrier, chef du bureau médias et réseaux sociaux au sein du SIRPA Gendarmerie : "Le cas de cette adolescente enlevée en mai 2014 dans le Morbihan et reconnue en Espagne, grâce au large partage de l’appel à témoins, notamment par-delà nos frontières, est à ce titre très probant. Les réseaux sociaux nous offrent une diffusion formidable de nos appels d’urgence, pour un coût très faible".

Autre utilisation des réseaux sociaux prisée par les gendarmes : la diffusion de photos d’objets volés. L’objectif ? Retrouver les propriétaires, mais aussi mettre à contribution les citoyens et résoudre les affaires plus rapidement, à moindre frais. "Ce n’est pas accessoire. Déjà 140 cambriolages ont été élucidés par ce biais", indique le lieutenant-colonel.

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Confiance et proximité

"Nous sommes conscients des mécanismes de viralité sur les réseaux sociaux. Il faut savoir jouer avec cette règle du jeu si l’on veut une large diffusion" reconnait le lieutenant-colonel Nicolas Garrier. Ses équipes n’hésitent donc pas à solliciter les principaux influenceurs des réseaux sociaux, tout en s’essayant à l’humour. "Il faut respecter les codes des réseaux sociaux, mais attention au mauvais buzz… Nous devons rester de bon ton, de bon aloi" souligne le lieutenant-colonel. "Avoir un peu de connivence avec les administrés, quelques traits d’humour en se permettant un ton un peu décalé comme au moment de la coupe du monde de rugby, c’est toucher un large public. Et cette audience élargie est précieuse pour nous, pour avoir de l’information utile si besoin".

Une stratégie éditoriale qui vise donc à créer du lien avec les administrés, mais aussi à prévenir les problèmes. Recommandations anti-cambriolages à la veille des départs en vacances, informations sur les perturbations routières liées à des manifestations ou des intempéries, annonces de contrôles routiers et dialogue avec le public, font désormais partie de la routine de ces gendarmes 2.0. Autant de raisons de cliquer sur "j’aime".

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