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Qu’elle soit fondamentale ou appliquée, point de recherche sans financements adéquats !

Et à l’heure où les pouvoirs publics doivent se soumettre à des cures d’austérité plus ou moins drastiques, le secteur privé prend en charge une part croissante de l’effort de recherche. Ambition stratégique ou action philanthropique ? Les deux mon capitaine !

Malgré le recul de la dépense publique ou non, les dépenses brutes de recherche et développement au niveau mondial continuent à augmenter plus vite que le PIB si l’on en croit les chiffres de l’UNESCO : +31% entre 2007 et 2013, contre +20% pour le PIB. Toutefois, l’OCDE estime aujourd’hui que plus des deux tiers de l’effort de recherche et développement est financé par le secteur privé, les gouvernements et universités se contentant du dernier tiers. Alors que le bon sens conduit à penser que cet investissement privé serait forcément motivé par des considérations stratégiques et commerciales, la réalité n’est pas toujours aussi simple.

Faut-il parler de privatisation de la recherche ?

Dans un certain nombre de cas, l’investissement dans la recherche est très étroitement lié au domaine d’activité de l’entreprise et permettra, in fine, de développer une offre ou un avantage concurrentiel sur le secteur. Ainsi, l’investissement de Volkswagen dans le Centre de recherche allemand sur l’intelligence artificielle (DFKI) est difficilement dissociable des ambitions de la marque dans le développement du véhicule connecté et autonome de demain. La présentation au Mondial de l’Auto de Paris des concept-cars révolutionnaires Budd-E et I.D. a d’ailleurs clairement confirmé les intentions du premier constructeur mondial. De même, les investissements massifs des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) dans le développement de la voiture autonome ou encore de la réalité virtuelle posent une question simple : le financement privé de la recherche ne sert-il qu’à conquérir de nouveaux marchés ?

Faut-il donc considérer d’un mauvais œil la "privatisation" du financement de la recherche, qui conduirait à un sur-financement des domaines les plus "rentables" au détriment des autres ? Ou ne faut-il pas considérer cet engagement comme un moyen d’apporter une expertise sectorielle à la démarche scientifique afin d’accélérer l’avènement de solutions nouvelles qui pourront être mises au profit des populations ? Ce débat aujourd’hui obsolète doit être dépassé.

Financer des projets visant à améliorer le sort des populations

Créé en 2007, le Fonds AXA pour la Recherche soutient ainsi, sous la forme du mécénat scientifique, des projets visant à protéger les populations de divers risques. Environnement, santé, société…Il finance des projets de recherche dont l’objet d’étude va de la lutte contre les pandémies, à l’organisation des villes côtières face aux inondations. Sa deuxième mission est aussi de communiquer sur ces projets et de contribuer ainsi au débat public. Depuis sa création en 2007, Le Fonds AXA pour la Recherche a soutenu 492 projets dans plus de 33 pays, pour un montant de 149 millions d’euros. Dans le même esprit, Air Liquide intervient grâce à sa fondation d’entreprise dans les domaines de la protection de l’environnement et de l’amélioration de la fonction respiratoire. Dans ces deux cas, l’entreprise cherche à prévenir les risques au niveau individuel et collectif, ce qui répond aussi bien à un intérêt d’entreprise qu’à une vision philanthropique de long terme.

Une vision portée notamment par l’entreprise informatique américaine IBM, qui investit historiquement dans des domaines très divers. L’un de ses derniers projets en date est le développement d’une macromolécule capable de neutraliser un grand nombre de virus. Un exploit atteint grâce à un supercalculateur de la firme. La boucle est bouclée !

La recherche a donc autant besoin de l’apport du secteur privé que le secteur privé a besoin de la recherche afin de développer des leviers de croissance, mais aussi assumer la responsabilité sociale et sociétale qui est plus que jamais la sienne.

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