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Pour vous, travailler signifie être assis à votre bureau huit heures d’affilée, et rien d’autre ? Il est encore de temps de changer de point de vue ! De nouvelles manières de travailler se développent afin de faire exploser la sphère traditionnelle du sacro-saint bureau. Pour les salariés, et surtout pour le meilleur ! Tour d’horizon de 6 initiatives qui vous feront voir le bureau autrement.

1. Free seating : l’ère des sans bureau fixe

À l’instar de Sanofi, Accenture ou Microsoft, un nombre croissant d’entreprises propose des espaces de travail flexibles à leurs salariés, chacun choisissant son bureau au jour le jour, en fonction des tâches à réaliser, de ses envies, de ses affinités. Zones pour se concentrer, pour échanger, pour téléphoner… Ce n’est plus le salarié qui doit s’adapter à son environnement, mais l’environnement qui est dédié à certaines tâches.

Les avantages ? Plus de productivité, moins de stress et un espace optimisé, étant donné qu’entre les déplacements et les congés, certains bureaux peuvent rester vides durant une longue période. En contrepartie, ce système implique une gestion agile, transparente et adaptée afin que les salariés soient certains d’avoir une place, mais aussi pour que les équipes soient capables de se retrouver dès qu’elles le souhaitent !

2. La fin des horaires imposés ?

Terminé le 9-18h, les salariés peuvent désormais adapter leur emploi du temps, en fonction de leurs contraintes mais aussi de leurs préférences. Vous êtes plus productif tôt le matin ? Vous pourriez arriver et partir plus tôt. De même, afin d’allouer de manière optimale les ressources de l’entreprise, il serait possible d’être moins présent en cas de creux d’activité, quitte à l’être plus lors des pics et périodes de rush. Une manière de mettre fin à la routine et de responsabiliser les équipes.

Une perspective d’autant plus intéressante que la flexibilité des horaires est pour de nombreux salariés Le Monde comme "la situation d’un salarié qui est présent sur son lieu de travail, alors que son état, physique ou psychique, ou sa motivation ne lui permettent pas d’être pleinement productif". Et croyez-le ou non, le présentéisme coûterait plus cher à l’entreprise que l’absentéisme !

3. L’obligation de déconnecter

Permettre de travailler partout, tout le temps et en mobilité est l’un des fondements de l’entreprise moderne et agile d’aujourd’hui. Mais elle n’est efficace que si l’entreprise sait faire en sorte que ses collaborateurs déconnectent de leurs obligations professionnelles de temps à autres.

Précurseur en la matière, Volkswagen a ainsi signé un accord afin de bloquer l’accès aux BlackBerry professionnels de 18h15 à 7 heures du matin. Pour sa part, Henkel impose une trêve des e-mails entre Noël et le jour de l’An, et d’autres entreprises ont, elles, pris le parti d’instaurer une journée sans e-mail.

Autre possibilité, misant plus sur la prévention et la psychologie : préciser par le biais d’une charte que répondre en dehors de ces heures de travail n’est pas obligatoire. Une mesure moins drastique, mais tout aussi nécessaire pour contribuer au lâcher prise des collaborateurs et éviter leur épuisement.

4. Une entreprise ouverte, dans les deux sens

Si le salarié a la possibilité de travailler en dehors de l’entreprise grâce au home office, au coworking ou au travail à distance, d’autres font le chemin inverse et viennent bénéficier des locaux inoccupés. Ces indépendants ou ces Start-ups amènent ainsi une nouvelle dynamique dans une entreprise qui ne travaille plus en vase clos.

Parmi de multiples exemples, l’agence de communication Hula-Hoop à Lyon ouvre ainsi un espace au sein de ses locaux, s’enrichissant du passage des expériences des professionnels qui s’y rendent. Favoriser la créativité, échanger entre différentes professions, faire du networking : les atouts sont légions et incitent à penser "out of the box" pour la directrice associée de l’agence.

5. Vers un renouveau des modes de management ?

Empowerment des salariés, allègement du management pyramidal, avec en ligne de mire des employés autonomes bénéficiant d’une plus grande liberté dans leur organisation de travail : et si l’avenir des entreprises passait par une réinvention de la manière de manager ? L’objectif est multiple : améliorer les relations avec le manager, instaurer plus de confiance au sein d’une équipe, favoriser l’émulation…

Dans L’éloge du bonheur au travail*, l’intérêt du "slow management" est abordé : "Cela veut dire que chaque semaine, les responsables doivent savoir se ménager du temps, en dehors des réunions, en dehors des appels téléphoniques, en dehors de la réception et de la lecture des e-mails, pour réellement comprendre ce qu’il y a dans la tête des hommes et des femmes qu’ils dirigent ; du temps pour les écouter, du temps pour apprendre, du temps pour enseigner". Pour que gestion des ressources humaines ne devienne jamais gestion des ressources, tout simplement.

6. Lieu de travail, lieu de détente

Salles de massage et de "ressourcement" chez Botanic, salles de sieste au siège parisien de Danone ou chez Renault au Plessy-Robinson, salles de sport chez AXA ou Total, expositions artistiques… L’entreprise ne se contente plus d’être un lieu de travail mais devient également en un endroit où se ressourcer, se détendre voire même s’enrichir.

Certaines proposent à leurs salariés Des chercheurs britanniques des Universités de Westminster et d’Essex ont ainsi démontré que jardiner 30 minutes par semaine seulement améliorait l’estime de soi, réduisait les tensions, la dépression, la colère…

Autant de bienfaits essentiels au bon fonctionnement d’une équipe, qui plus est dans un contexte économique ultra-concurrentiel, mais où la créativité devient peu à peu le plus important vecteur de création de valeur ajoutée.