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39% des Français se déclarent méfiant à l’égard de l’économie collaborative. Parmi les facteurs susceptibles de les faire adhérer à ce nouveau mode de consommation, l’assurance occupe une place de choix.

Louer votre appartement pour les vacances ou proposer votre véhicule à un particulier, vous trouvez cela formidable sur le papier. Pourtant, lorsqu’il s’agit de passer de la théorie à la pratique, vous y réfléchissez à deux fois. Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls ! D’après une enquête IPSOS pour AXA Protection Juridique, les Français sont très partagés à l’égard de ces nouvelles pratiques.

L’adaptation des produits d’assurance à l’économie collaborative constitue un enjeu majeur.

Peur des litiges ou manque d’informations ?

Il est vrai que, comme dans toute transaction commerciale, des litiges peuvent survenir. Lorsqu’il y en a, ils concernent principalement la location de véhicule. Or, six Français sur dix ont besoin de leur voiture pour aller au travail. On comprend dès lors mieux leurs réticences. De plus, c’est majoritairement seuls qu’ils règlent les différends. Le recours à l’assureur arrive à la deuxième position des soutiens vers lesquels ils se tournent, après l’aide des proches.

La crainte d’une absence de recours semble d’abord liée à un manque d’informations. La moitié des personnes interrogées ignore ce que recouvre vraiment la consommation collaborative et 39 % se disent méfiants, principalement par peur de l’arnaque ou par méfiance vis-à-vis des personnes. Dans les faits, les problématiques rencontrées sont pourtant assez banales. Une clé coincée dans une porte ou un pneu crevé sont des choses qui peuvent arriver à tout le monde…

S’assurer pour se rassurer

La plupart des Français se disent néanmoins rassurés par l’existence de solutions d’assurance sur les plateformes. La moitié affirme que la certitude d’être couvert par une assurance pourrait l’inciter à recourir à la consommation collaborative. Dans son rapport de février 2016, le député de l’Ardèche, Pascal Terrasse, l’a d’ailleurs rappelé : "Compte tenu de son rôle clef dans la sécurisation des transactions, l’adaptation des produits d’assurance à l’économie collaborative constitue un enjeu majeur".

Un enjeu bien compris des acteurs du secteur qui se sont rapprochés des plateformes d’économie collaborative.

Faisant figure de pionnière, AXA a par exemple noué un partenariat avec la plateforme de covoiturage BlaBlaCar : lorsqu’un utilisateur loue un véhicule sur cette plateforme, l’assurance est incluse dans le tarif proposé et il n’a pas lui-même à effectuer la démarche de souscrire, une extension de sa propre assurance. Des services additionnels (arrivée à destination garantie, prêt du volant à ses passagers...) sont également proposés. Un autre partenariat lie l’assureur à la plateforme de location de véhicules entre particuliers Ouicar, ainsi qu’avec le site de jobs étudiants WeSlash. Sa nouvelle offre Ma Mobilité Auto garantit également d’être bien protégé lorsque vous utilisez des véhicules qui ne vous appartiennent pas. Ces assurances complémentaires viennent s’ajouter aux garde-fous déjà présents sur les plateformes : systèmes de notation ou de sanctions, vérifications préalables via une application pour ne rien oublier avant une location, etc. Un utilisateur à qui on voudra bien prêter est un utilisateur qui aura correctement renseigné son profil et sera bien noté. Tout le monde a donc intérêt à ce qu’il n’y ait aucune déconvenue pour que le système fonctionne. L’économie collaborative, c’est une histoire de confiance avant tout !