Publié le

Les Français sont accros à Internet ! Chaque jour, ils passent en moyenne 3h53 sur la toile depuis un ordinateur et 1h17 depuis un mobile. Mais ils sont aussi de plus en plus nombreux à s’inquiéter de la protection de leurs données de navigation. Celles-ci seraient scrutées par les gouvernements et les marques... Des programmes de cryptage se généralisent donc afin de protéger la vie privée sur le net.

Un mouvement qui prend de l’ampleur

Face au mécontentement grandissant des utilisateurs, Google Chrome et maintenant Apple proposent une "navigation privée", un système de session éphémère. Sous ce mode, les cookies et traces de connexion sont systématiquement effacés. Une fonction très utile si vous vous connectez depuis une machine qui n’est pas la vôtre. Cependant, des voix s’élèvent pour souligner que cette navigation n’est pas totalement "privée" ; et témoignent ainsi du déficit de confiance auquel font face les géants d’Internet…

Cela laisse un boulevard à de nouveaux acteurs libertaires (et légaux), s’opposant aux pratiques des sites marchands, et ce pour tous les services du web. Une messagerie sans pub ? Après l’ancêtre Startpage, qui utilise le moteur de Google, mais vous évite d’être pisté.

Des méthodes encore plus radicales… et légales

Pour aller plus loin dans la protection de ses données personnelles, les défenseurs les plus pointilleux de la vie privée sur le net préfèrent utiliser des proxys, des réseaux privé virtuels (ou VPN) ou encore le réseau TOR. Développé au milieu des années 1990 par les employés de l'United States Naval Research Laboratory, TOR est un réseau informatique décentralisé qui permet de surfer et de communiquer anonymement sur le net en cryptant sa connexion. Pour l’utiliser, il suffit d'installer un navigateur TOR, un peu lent…. Mais très fiable, comme en témoigne le fait qu’il est utilisé dans de nombreux pays autoritaires pour contourner la censure. En décembre 2015, policiers et gendarmes ont demandé au ministère de l’Intérieur "d’interdire les communications des réseaux TOR", a rapporté Le Monde. Le Premier ministre a assuré “ne pas avoir entendu parler” de cette demande…
Les moyens techniques de protéger la vie privée sur le web, un sujet à la frontière du droit, de la raison d’Etat et d’enjeux commerciaux colossaux qui n’a pas fini d’être sensible au cours des prochaines années.