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L'Association Française de l'Assurance (AFA) a récemment publié les résultats d'une étude qui chiffre l'impact du changement climatique en France à l'horizon 2040.

Les catastrophes naturelles, on en parle souvent dans les journaux, mais combien ça coûte in fine ? D'après les résultats de l'étude Changement climatique et assurance à l'horizon 2040, le coût des dégâts cumulés causés par des aléas naturels atteindra 92 milliards d'euros d'ici 2040. C'est 44 milliards d'euros de plus que ce qui a été constaté durant les 25 dernières années étudiées (1988-2013). Comment expliquer une telle hausse ?

Enrichissement et changement climatique

Pour expliquer le doublement de cette facture, l'étude avance en premier lieu l'enrichissement global du pays. La densité et la valeur moyenne de nos infrastructures (logements, entreprises, biens des collectivités territoriales) n’ont cessé de s’accroitre : un événement climatique donné fera donc plus de dégâts matériels dans les prochaines années qu’il y a 10 ou 20 ans. Cet enrichissement pèse ainsi pour 43% dans cette augmentation.
Plus préoccupant, le changement climatique vient aussi gonfler l’addition et représente à lui seul un surcoût de 13 milliards d'euros d'ici 2040, soit 30% de l'augmentation globale. En cause, une hausse des fréquences et de l'intensité des aléas naturels sur le territoire français. Une analyse péril par péril souligne que ce sont majoritairement les sécheresses et les submersions marines qui pourraient engendrer des dégâts supplémentaires, estimés entre 8 et 4 milliards d'euros sur les 25 prochaines années.

Une facture qui n’est pas sans conséquence pour les assureurs, qui doivent développer leurs actions de prévention et anticiper les besoins en réparation. Parallèlement à la publication de cette étude, et afin de mieux appréhender les surcoûts attendus, l'Association Française de l'Assurance a également édité un livre blanc qui s'intitule Pour une meilleure prévention et protection contre les aléas naturels.