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"Mais avec toutes ces taxes, la cigarette, ça rapporte des milliards à l’État !" Combien de fois a-t-on entendu, au détour d’une conversation cette idée reçue… tout à fait fausse puisque le tabac aurait un coût social estimé à 120 milliards d’euros par an ! À l’occasion du Moi(s) sans tabac, AXA vous explique pourquoi.

Pour bien se représenter à quoi correspond une telle somme, disons que 120 milliards d’euros, c’est un tiers du budget total de l’État Français en 2016 ou les trois quarts du chiffre d’affaires d’Apple dans le monde en 2015. Cela vous paraît encore un peu abstrait ? Alors dites-vous que chaque année, le tabac coûte à la France mille Pogba ! Oui, plus de mille fois la somme dépensée par Manchester United pour s’attacher les services du milieu de terrain international. Au petit jeu du tabac, c’est bien toute la France qui perd.

Le coût social du tabac, quèsaco ?

Dans un rapport de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies rendu en décembre 2015, le Professeur Pierre Kopp a mené une vaste étude visant à calculer l’intégralité du coût social des drogues, qu’elles soient légales (tabac, alcool) ou illégales. Le coût social ? C’est, selon le Pr Kopp, "l’ensemble des ressources dont la société se prive du fait des drogues".

En clair, un tel calcul prend aussi bien en compte les années de vie perdues, le coût des soins pour la société, la perte de productivité au travail, le coût de la prévention, celui de la violence individuelle et organisée induite par ces substances, etc. Toute une série d’externalités négatives pour la société, et par corollaire l’individu, dont la consommation est, on ne le répètera jamais assez, tout sauf neutre.

Le tabac chaque année : 12 milliards de recettes, 132 milliards de coût social !

Le résultat des courses est tout bonnement édifiant : le coût social du tabac en France se monte à 122 milliards d’euros annuels ! En positif, les taxes perçues et les "économies" réalisées sur les retraites (non perçues du fait des décès prématurés liés au tabagisme) représentent au total 12 milliards d’euros. Une somme négligeable au regard des 26 milliards d’euros de coût des soins, des 30 milliards d’euros de perte de qualité de vie ainsi que des 65 milliards d’euros correspondant à la valeur de chaque année de vie perdue par un individu (115 000 euros par an). Précisons que ce dernier chiffre, qui fait référence depuis le rapport Quinet (2013), ne vise pas à calculer le prix d’une vie, mais plutôt à chiffrer les pertes annuelles liées à un décès en termes de production, de consommation, mais aussi en termes de conséquence affective pour les proches.

Si l’on ne prend en compte que les dépenses nettes pour l’État (coût des soins et de la prévention par rapport aux recettes de taxation et aux économies sur les retraites), la balance est négative à hauteur de 14 milliards d’euros. Soit un quart du déficit public annuel de notre pays. Qu’on se le dise une fois pour toutes, s’en "griller une petite" revient à laisser la société porter un gros fardeau.

Autant de raisons sanitaires et sociales qui ont poussé le Groupe AXA à décider de céder les 1,8 milliards d’euros d’actifs qu’il possédait dans l’industrie du tabac. Un geste fort qui montre que, aujourd’hui plus que jamais, la lutte contre le tabagisme doit être menée sur tous les fronts.

En novembre, on arrête ensemble ?

Le saviez-vous ? Plus de 65 000 personnes ont déjà décidé de participer à l’opération Moi(s) sans Tabac<:a> qui aura lieu en novembre 2015. Organisé par les pouvoirs publics et soutenu par AXA Prévention, ce défi repose sur un principe simple : avec l’aide de leurs amis, collègues et famille, les participants décident d’arrêter de fumer pendant un mois au moins. Le but étant de ne pas reprendre après, bien évidemment ! Et pour cela, ils auront déjà mis de belles chances de leur côté…

Après un mois d’abstinence, ils auront en effet 5 fois plus de chances d’arrêter définitivement de fumer. Ils auront également le temps de s’apercevoir des premiers bienfaits de l’arrêt de la consommation de tabac : le goût et l’odorat s’affinent, l’activité physique est facilitée, l’encombrement de bronches diminue fortement, etc. Fumeurs, qu’attendez-vous ?